Les artistes-interprètes associés participent à la vie de la société en exprimant leur voix lors des Assemblées générales. Ils ont également la possibilité de se porter candidats aux élections du Conseil d’administration, de l’Organe de surveillance et à la Commission d’attribution des aides.
Spedidam : la société qui défend les droits des artistes-interprètes depuis 1959
Créée par 5 artistes-interprètes de la musique, la Spedidam (Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes-Interprètes) est un organisme de gestion collective, constitué sous forme de société civile, qui œuvre pour la protection des droits voisins des artistes-interprètes.
Pourquoi la Spedidam a-t-elle été créée ?
Avec l’essor des techniques d’enregistrement, la musique enregistrée a, dès la fin des années 1920, menacé la profession d’artiste-interprète. Dans les années 1950, cette transition s’est accélérée : les prestations enregistrées ont commencé à être massivement utilisées dans les lieux publics (bars, discothèques, cinémas, etc.) au détriment de l’interprétation vivante, mettant en péril l’activité professionnelle de nombreux musiciens.
Face à ces évolutions, la Spedidam a été fondée pour que les artistes puissent :
- Exercer un contrôle sur l’utilisation secondaire de leurs interprétations enregistrées.
- Percevoir des rémunérations complémentaires pour ces utilisations secondaires (diffusion dans des spectacles, utilisation dans des films, etc.).

Un combat pour la reconnaissance des droits voisins des artistes-interprètes
La Spedidam a donc œuvré pour une reconnaissance du “droit de l’interprète”, semblable à celui qu’octroya la Révolution aux auteurs deux siècles auparavant. Ces droits ont été reconnus dans un premier temps par la jurisprudence permettant à la Spedidam de percevoir et répartir des rémunérations aux artistes-interprètes. La loi de 1985 votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et le Sénat, codifiée en 1992 dans le Code de la Propriété Intellectuelle, entérine ce principe et instaure les droits dits “voisins” du droit d’auteur.
